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Mardi 9 octobre 2007
    Je ne vais pas me perdre dans le sarkozysme primaire, mais il est nécessaire de s’élever contre la bipolarité paradoxale dont fait montre la société française, par la voix de ses citoyens mais aussi de ses dirigeants. La voilà la spécificité française. Pas besoin de la chercher plus avant. Et dire que l’on a l’outrecuidance  de se gausser des britaniques soit-disant anticonformistes… Que devrait-on dire de nous dans ce cas, qui souhaitons le changement immobile ?
    La période dans laquelle nous nous trouvons, par ce début d’automne aux accents estivaux et près de cinq mois après l’élection présidentielle, met toutes ses forces au service de la démonstration de notre condition. Notre condition de girouette, affolée au moindre souffle de brise.
    Car ne l’oublions pas tout de même, cinquante trois pour cent des citoyens français en âge de se prononcer, ont porté leur suffrage sur Nicolas Sarkozy. Pour la Rupture Tranquille donc. Les quarante sept pour cent d’autres se reportant sur Ségolène Royal. Pour l’Ordre Juste. La réorganisation en somme. Et je ne parle que du second tour, car l’on pourrait rajouter à cet état de fait les facteurs d’effritement électoral dont on été victime tous les partis extrémistes, de gauche à droite. Fondamentalement donc, ce scrutin présidentiel dégage un investissement intellectuel nouveau dans le sort de la France, ainsi qu’une volonté affirmée de dégager un horizon meilleur, par le moyen d’une action à venir différente.
    Chantre de ce changement proclamé et programmé – le fameux ensemble tout devient possible – notre nouveau Président de la République, prend le pouvoir fin mai. Or que se passe-t-il depuis ? Sur les ruines du vite avorté Tout, sauf Sarkozy, s’érige aujourd’hui un front contestataire et déconstructif contre l’action que commence à entreprendre l’équipe au pouvoir. Bien sûr on y trouve en première ligne la fronde gauchiste et désorientée du parti socialiste, son premier secrétaire étant chargé de pourfendre l’air à l’aide de son glaive nihiliste et obsolète. Mais dans ce domaine aussi on se peopleise, et l’on voit naître des groupuscules pétitionnaires, formés de hautes personnalités de notre sociétés, les célébrités ou les artistes, comme on les appelle si souvent. Ils crient à l’injustice, au fachisme, à la dictature aussi rapidement qu’un chien aboierait à l’abandon. Pour de surcroît n’apporter aucune solution alternative. Remarques, on attend plus tellement maintenant que les éclairs de l’inédit novateur, jaillissent des fondations sclérosée d’un parti socialiste par exemple.

    Ne devrait-on pas, plutôt que de crier au loup, de façon hasardeuse, laisser le recul nécessaire à l’action pour faire son office ? Pour mieux juger sur pièces en définitive.
    Il faut en effet bien savoir ce que l’on veut : le changement ou l’immobilisme. Pourtant concernant ce dernier il me paraît que nous avons déjà été copieusement informés lors des vingt cinq dernières années, sur ses capacités à développer une léthargie généralisée du pays. Si le changement a été plébiscité par une majorité de mes concitoyens – et j’en fait partie, peu importe les appareils de partis – il ne peut pas, convenons-en, s’effectuer en une journée. Ni même en un an. Car si le chemin fut long pour mener notre pays au bord de l’abîme qu’il surplombe aujourd’hui, il en ira probablement de même pour instaurer durablement une nouvelle dynamique, qui un jour peut-être, pourrait nous conduire à une stabilité retrouvée. Les cinq ans à venir ne constituent par conséquent vraissemblablement qu’une première étape en appellant d’autres pour tendre vers ce but avoué. Mais ils seront capitaux. Le chantier est colossal, le doute sur ce point n’est plus permis. Alors il faut bien s’y attaquer un jour. Le changement induit des sacrifices, des nouveautés, des choix, une conception différente de la manière de poursuivre l’objectif qui est celui du pays et qui coincide avec l’attente des français. Mais aujourd’hui que l’heure est peut-être venue d’agir (nous n’aurons le resultat final que dans cinq ans) et de laisser agir ceux que l’on a désignés pour matérialiser concrètement ce que les émules de Ségolène Royal ont appelé – à juste titre – un désir d’avenir.

Néanmoins on s’indigne de toute part, on se met en travers, on conspue, bref on tente de sauvegarder de façon incompréhensible le carcan qui enserre notre société dans l’inaction.
Mais comme je le laisse entendre en préambule, il n’est pas question ici de dresser un tableau angélique d’un personnage ne mériatnt assurémemnt pas ce qualificatif. Non, notre Président n’est pas blanc-blanc, si je puis dire. Mais gageons qu’il ne ressemble pas non plus encore à un ramoneur sortant d’une cheminée début octobre, à l’heure de préparer l’hiver. Son action est ainsi, comme c’est manifestement la loi des hautes sphères étatiques, matinée de communication, d’intelligence tactique, et d’intrigues politiciennes. N’est-il pas en train de ne plus désorganiser la gauche qu’elle ne l’est déjà ? Mais peut-on parallèlement invoquer cette raison pour stigmatiser la nomination de Bernard Kouchner au ministère des Affaires Etrangères ? Un homme qui, plus que tout autre à ce niveau de l’Etat, a acquis une véritables culture humanitaire et une connaissance concrête du terrain international et des symptômes que celui-ci exhibe au yeux du monde ?
    Pourquoi reprocher systématiquement, les initiatives prises pour tenter de redresser une situation que le Premier Ministre vient, comme il convient, de qualifier de faillite. Il est heureux que l’on tente d’y remédier, de faire bouger les lignes, comme cela s’est beaucoup entendu pendant la campagne présidentielle. Mais on va préférer, dans ces camps sevrés de propositions, hurler à la libéralisation, alors que l’on évoque puis entérine le non-remplacement de vingt cinq mille postes de fonctionnaires. Ces enclaves immobiles où l’on oublie de prendre en compte que ce chiffre représente 0,7 pour cent de l’effectif total de la fonction publique. Je ne m’accorde sur ce point, que sur la portée limitée d’une telle décision. Mais j’affirme, à contrario, que notre salut passe sans doute par l’addition multiple d’un projet général et de décisions plus locales, qui, mises bouts à bouts, parviendrons peut-être à ammorcer un début de changement de réalité et la constitution d’un nouveau puzzle sociétal.
    Mais cela gène, en France de briser les tabous. De considérer un audit, comme une base de travail, qui demande de s’affranchir d’une certaine timidité. On ne peut pas éternellement se cacher derrière des idéaux en inadéquation avec l’époque. La France ne peut pas se complaire dans un rôle de passoire de la pauvreté. Elle doit au contraite tenter de traiter le problème à la source en collaboration étraoite avec ses égaux du monde occidental, pour s’absoudre de devoir agir sur les conséquence irrémédiables que provoque le laisser-aller international. Je parle bien sur du tabou historique et post-colonial que constitue l’immigration. L’immigration n’est pas un problème mais bien une conséquence. Une conséquence de la dépression dans laquelle un milliard d’humains laisse plonger cinq milliard d’autres, pour paraphraser Yann Arthus Bertrand. Comprenons toute cette population qui nous regarde, contrairement à ce que l’on croit et qui n’aspire qu’à parvenir au même niveau. N’est-il pas fondamentalement humain d’aspirer à être l’égal de son voisin ? Pourquoi et comment, dès lors, le lui reprocher ?
Alors oui, il faut agir sur les conséquences que cause ce rift socio-économique entre Nord et Sud. Mais agir en parallèle sur la source. Intervenir au Darfour, simplifier le regroupement familial. Général, local. International, national. A ce titre le texte sur l’immigration et en particulier le paragraphe traitant de l’ADN qui fait tant débat, est acceptable. Où réside le mal de permettre à une personne de pouvoir avoir recours à ce tye d’identification lorsqu’elle n’est pas en mesure de produire une autre pièce attestant de son état civil et de sa prétendue filiation?
Je ne crois pas que l’on doive persister dans la voie qui est la nôtre depuis trente ans. Car justement l’image que renvoie la France en acceptant tout le monde sans pouvoir lui offrir d’avenir décent, nourri le communautarisme, la haine de l’autre et la jalousie. Sans pour autant régler quelque problématique originelle que ce soit.

Malheureusement, personne n’a encore trouvé la recette qui permettrait de confectionner une omelette sans avoir à en casser les œufs qui la compose. Le changement, ne passera que par l’effort collectif  et un sens du sacrifice dans l’intérêt général. Il faut pour ça accepter de poser les problématiques avec un soucis de réalisme pragmatique, même lorsque cela peut fâcher. Que chacun prenne conscience, et en particulier les personnes dotées d’un pouvoir direct, que cela devient urgent, mais possible, à condition de faire fi des revendications que véhicule  une idéologie historique, qui aujourd’hui n’est plus.
Qu’il est symptômatique de constater que la gauche de manière générale se trouve dans ce qui s’appelle encore aujourd’hui l’Oppostion. Rien que le patronyme est mal choisi ou caduque. Car la destinée de cette partie du pouvoir devrait-être de consistuer une sorte de groupement parallèle, amenant presque au quotidien des alternatives constructives et viables au lieu de s’emmurer dans des dogmes idéalistes et inadéquates depuis bien longtemps.

    Mais le temps est malheureusement au guet-apens, à l’espionnage, au doute, à la suspicion. Il apparait plus important de savoir et de disserter dans les médias sur les accointances de notre Président avec tel ou tel grand patron, que de participer à briser les tabous pour ouvrir le débat. Soyons clair, Nicolas Sarkozy n’est pas la première personnalité politique à tisser des liens étroits avec la puissance économique que représente certains grand industriels et cela peut évidemment déboucher dans certaisn cas, sur des problématiques comme l’influence du réseau Carlyle sur la politique étrangère ou industrielle des Etats-Unis. Cela ne rend pas pour autant cette issue inéluctable. Un peu d’optimisme que diable ! que dis-je ? De Détermination. de Foi !
    Et pour finir, ne doit-on pas voir au sein même de la stratégie de communication du plus haut responsable de l’Etat, une ligne novatrice. Celle que certains tente de faire condamner par le CSA, au motif d’une surexposition. Nous ne sommes plus en campagne, Monsieur Hollande et vous autres adeptes de la diathrybe infondée : le Président de la République est le président de tous les citoyens, quelle que soit sont étiquette politique. Il intervient quand il le souhaite, sur le sujet qu’il souhaite. Doit-on vraiment se plaindre de le voir intervenir  régulièrement sur un vaste champ thématique ou plutôt, comme moi, constater qu’il est présent et au fait de ce qui se passe ? La communication dans ce cas traduit au minimum une activité bien réelle. Au placard les intervention millimétrées ponctuelles et très protocolaires de ses prédécesseurs, dont le bilan n’est guère reluisant et participe à la gangrène  actuelle.
    Respectons un temps d’observation, minutieuse certes, mais le temps nécessaire à la matérialisation ou non de résultats. Charge à nous de les analyser, mais en temps et en heure. La logique du progrès et de la modernisation de la France que nous avons choisie en allant massivement voter en mai dernier ne pourra s’installer qu’à ce prix. Au delà des attaques personnelles et d’un nihilisme dont il serait enfin bon de se départir. L’heure du révieil à sonné, pas celui de Nicolas  Sarkozy en particulier, mais bien celui de la France, celui de nous tous qui souhaitons un salut dans l’avenir des prochaines générations.

    La France a plus que jamais besoin que nous portions notre regard vers l’avant, au lieu de garder nos yeux en permanence rivés sur un passé révolu duquel ne sortira aucune alternative. Les barrières sont la pour être franchies, les ornières pour être comblées et/ou surmontées. Alors appliquons la présomption d’innocence à celui qui a remporté la mise, quitte à le condamner lorsque d’éventuelles preuves de culpabilité nous seront, par ses actes, révélées.
 
Par Yann - Publié dans : Polémique
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Lundi 8 octobre 2007
    J’ai constaté, à l’heure où les cloches de mes vingt-six ans ont sonné depuis plusieurs mois, un accroissement significatif de ce que l’on pourrait qualifier de conscience politique. Oh ! Pas depuis longtemps, du moins pas à ce point là. Je dirais environ deux  ans. En réalité je suis devant le constat d’un investissement intellectuel croissant.
Or je viens d’exumer un lien fuyant à priori l’évidence, entre cette prise de conscience politique et l’impact que cause la paternité sur l’intellect. Une sorte de câble haute tension enfoui, qui tout à coup se tendrait à l’extrême. Mais à y regarder de plus près, ces deux univers apparament si peu liés, sont basés sur les mêmes fondamentaux.
    Qu’est-ce que la paternité et la conscience politique si ce n’est des perspectives ? Des images d’un avenir ? Qui plus est, et de manière subséquente, celles-ci sont tournées vers autrui. Ceux qui vivrons cet avenir. Soit dit au passage, c’est sans doute à ce niveau que s’instore la frontière entre conscience politique et son appplication concrète dans l’exercice de fonctions étatiques, tel qu’il est pratiqué depuis trente ans au moins.
    La conscience politique, c’est prendre conscience de la réalité des choses, du contexte sociétaire dans lequel on évolue. C’est souhaiter aller de l’avant, progresser tous ensemble, ne pas avoir peur de faire des choix, parfois radicaux, pour construire ce futur, voire ce présent. La paternité est finalement le laboratoire de cette perspective. Le champ d’application qu’elle met à disposition, se situe dans une echelle beaucoup locale et sans doute dans un climat psychologique plus confortable, car dénué de la complexité du nombre. En effet la paternité, consiste également, en partie, à élaborer un avenir structurel – dans tous les sens du terme – à son enfant. A lui permettre de se l’élaborer pour être plus dans l’exactitude. Ainsi, participants à ce processus au long cours, on retrouvera la transmission de valeur, l’éducation, l’autonomisation progressive de l’enfant et tous les pans qui pourront constituer le cocktail nécessaire à la réussite de cette entreprise. Or tous ces terrains d’apprentissage et de transmission, ne sont que les multiples résultantes de la conscience politique de chacun, et du père en particulier dans le cas qui nous occupe. Car si de cette conscience se dégage une vision d’avenir pour la société, alors celle-ci doit être en adéquation avec l’avenir souhaité pour son propre enfant.

En clair, il s’agit de savoir ou l’on veut se rendre et presque avant tout, comment.
Par Yann - Publié dans : Reflexion
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Objectif

Bienvenue sur ce blog qui s'adresse à tous ceux qui me font l'honneur de s'attarder un instant sur mes productions majoritairement nocturnes. Ici, je te donne à Toi, qui devient mon lecteur, mes textes d'hier et d'aujourd'hui ; certains complètement libres, d'autres, extraits d'un projet plus général (voir Polémique). Je cherche à être lu dans le but de recueillir des critiques, positives ou non, sur mon style, mon propos etc...
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